ADOS------------------------------------------------------------------SPECIAL
/// SPECIAL ADOS
Depuis quelques années, les adolescents représentent un marché d’influence, mais aujourd’hui plus que jamais cette cible est devenue majeure pour les marques.
En effet, les ados ont aujourd’hui un pouvoir d’achat non négligeable. L’argent de poche reçu chaque année par les jeunes âgés de 8 à 18 ans serait de 1,5 milliards d’euros, d’après l’enquête Consojunior effectuée par TNS Media intelligence en mars 2004.
À travers ces chiffres, on note bien le potentiel de cette clientèle qui, d’une part influence le choix des adultes, et d’autre part, est le consommateur de demain. L’enjeu pour les marques est donc de les séduire et surtout les fidéliser.
LES ADOS : LA TEAM GENERATION
Autrefois catégorisés en tribus, les ados placés dans des cases pouvaient difficilement en sortir sans subir la risée des copains. Aujourd’hui sans parler de tribus, on distingue certes des styles bien différents, mais il est possible pour un ado de jouer avec le mélange des genres pour se donner ainsi une personnalité et se détacher d’une ghettoïsation.
Les teams se forment et s’agrandissent devenant aujourd’hui internationales grâce à Internet et la profusion des blogs d’ados favorisant ainsi les rencontres et les échanges.
On peut tout de même mettre des noms sur des styles, mais il faut retenir que cette liste n’est pas exhaustive et que les styles s’entrecroisent pour s’enrichir :
• R’n’B Dance : des ados mélangeant la Dance, la Techno des années 90 et le Disco pour un résultat sur le dancefloor des plus novateurs et stupéfiants. Ils écoutent Kanye West et Timbaland, ils ont un look hip hop colorfull sorti de la rue qu’ils ont fait entrer dans les clubs contrairement aux Electros Dance.
• Electros Dance : ce sont les anciens Tecktoniks® et sont avant tout des danseurs, les pionniers, la team SMDB. Leur musique : house, minimal ou encore hard style. Un mouvement qui s’est popularisé à grande échelle atteignant même les danseurs hip hop qui allient break dance et mouvement électro. Un courant venu s’installer dans la rue donnant ainsi naissance à des teams s’affrontant lors de « battles ».
• Rockettes Electros : ce sont les anciens branchés qui écoutent du Justice, Daft Punk et tous les groupes de rock : BB Brunes, Klaxons Stocks, Pete Doherty… Mouvement qui voit le nombre de ses adeptes diminuer pour laisser place aux Rocks Folks.
• Rocks Folks : ce sont les nouveaux ados branchés qui écoutent du rock des années 70 et psyché. Un style bien représenté par Benjamin de l’émission "A la Recherche de la Nouvelle Star" qui a interprété Hallelujah de Jeff Bukley. Un nouveau rock romantique qui est proche de la team des Style Class.
• Style Class : phénomène exclusivement parisien dans un style rock littéraire à la Gainsbourg lui donnant ainsi un côté folk. Des ados « fils à papa » qui portent du Dior, Marc Jacobs, Longchamps, Rayban et Chanel en y associant des marques plus cools tels que Vans, Bensimon, Repetto ou Superga.
• Emos : un mixe entre goth, punk, skin et manga. Être Emos est avant tout un état d’esprit suivant une idéologie « émosexuelle », une forme de bisexualité affirmée et affichée. D’ailleurs de nombreux ados adoptent le look Emos mais n’en ont pas l’état d’esprit, c’est ce qu’on appelle les «fake». La musique n’est pas une priorité pour eux, mais se retrouvent tout de même à travers Marylin Manson ou Tokyo Hotel pour les plus jeunes.
• Skaters Trashers : ils ont un look skater métaleux un peu gothique qui se moque du bruit qu’ils font et écoutent du hard tel que les Rage Against the Machine. Pour la majorité, ils adoptent le total look noir, baggy ou slim selon la « team » et arpentent les spots parisiens propices au skate.
Les années 2000 ont donné naissance à une jeunesse positive qui mélange les styles musicaux créant ainsi des looks hybrides mais l’on peut tout de même souligner l’importance des couleurs vives ou du total look black qui restent des points clés de cette jeunesse.
STYLE : ZOOM SUR LA TENDANCE FLUORISÉE
Amorcées par le phénomène Fluo Kids (2002), aujourd’hui largement popularisés avec le phénomène Electro Dance, les fluos évoluent sur nos tenues pour faire place à des couleurs ultra vitaminées. Une tendance qui s’applique en touches fluorisées pour des détails aux airs rétros discos ou sur des accessoires pour intensifier et dynamiser une tenue sobre. On joue avec les associations de coloris chics et sobres relevés par des fluos lavés.
Des coloris qui redonnent vie à nos classiques où encore placés à des endroits improbables leur donnant une allure moderne vitaminée.
Voici quelques artistes, endroits et marques qui prônent cette révolution de la couleur :
Artistes cultes : Justice, Yelle, Teki Latex, Sebastian, Daft Punk.
Leurs endroits :
Le Paris Paris (www.leparisparis.com),
Les soirées ED Banger (http://www.edbangerrecords.com),
Kitsune (www.kitsune.fr), les soirées electro
de l’Elysée Montmartre (elyseemontmartre.com),
La Fabric (www.fabriclondon.com ),
Avalon (www.avalonnewyorkcity.com).
Les marques de vêtements :
American Apparel (americanapparel.net),
Cheap Monday (www.cheapmonday.com),
H&M (www.hm.com),
Nike (www.nike.com),
Reebok (www.reebok.com).
LA MODE POUR ADO PAR UNE ADO :
KIRA PLASTININA
Pour satisfaire l’appétit vorace des adolescents en matière de mode il suffirait à en croire le parcours de la jeune Kira Plastinina, de mettre à la tête de la création une adolescente.
Qui mieux qu’une adolescente pourrait répondre aux attentes des ados ? C’est sur ce concept que s’est développé un réseau de 40 points de vente à travers la Russie, l’Ukraine et le Kazakhstan et depuis le mois de mars les Etats unis avec une première boutique à New York. À la direction artistique : une jeune ado russe de 15 ans qui semble être en adéquation parfaite avec la tendance.
Show télé, parfums éponymes…Le buzz Plastinina est si bien orchestré qu’il draine d’ores et déjà des sommes fabuleuses.
CULTURE : LES « UNDERAGE PARTIES »
Lancées par Sam, londonien de 14 ans, les « underage parties » sont devenues un phénomène international. Elles attirent les teens branchés trop jeunes pour les clubs et rassurent les parents puisque alcool et adultes y sont interdits. Des soirées pour les moins de 18 ans dans des clubs reconnus ouverts de 16h à 19h.
La première underage party est organisée en juin 2006 à Londres au Coronet Theatre. Au programme de nombreux groupes de Rock et un DJ de 16 ans.
Les maisons de disques incluent désormais les underage parties dans la liste des salles de concerts pour les tournées de promotion de leur groupe les plus jeunes.
En France, le pionnier de ce concept s’appelle Hedony, entreprise de communication qui organise des soirées réservées aux 14-18 ans « stylés », mais on assiste à la naissance de nombreux « orga » pour ces before si prisés par les ados.
Tout part du principe du « safe clubbing », une vrai fête en boîte de nuit mais sans alcool et qui se termine à 23h. Un moyen pour les marques de mode et d’agroalimentaire d’approcher ce public au fort pouvoir d’achat.
CAHIER YOUTH, ÉTÉ 10


CAHIER YOUTH, ÉTÉ 10

KIRA PLASTININA

THE APOTHEOSIS OF PLEASURE, TERRY RODGERS.