Pourquoi 2018 a été l’année de la mode éco-responsable ?

Moteur d’un nouveau paradigme textile, l’année 2018 a été marquée par une prise de conscience collective au sein de l’industrie du prêt-à-porter. Marques, clients et jeunes créateurs : tous défendent une conception des vêtements plus respectueuse de l’environnement, aux antipodes d’une production textile frôlant l’asphyxie consumériste.

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Des consommateurs en quête d’un prêt-à-porter responsable

Les chiffres sont formels. Selon le Fashion Report du site e-commerce Lyst, les recherches de vêtements en coton organique ou en cuir vegan ont augmenté de 47% en 2018. En parallèle, le nombre de posts Instagram légendés du hashtag #sustainablefashion (“mode durable” en anglais) a frôlé les 3 millions. Une augmentation incontestable, révélatrice des préoccupations environnementales d’un consommateur en quête d’une consommation responsable.

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Exit le shopping compulsif, les amateurs de mode, désormais informés des effets dévastateurs de la fast-fashion sont en quête d’un” green dressing”, éco-responsable, qui ne soit ni nocif pour la planète, ni pour ceux qui l’habitent. Une exigence à laquelle les designers répondent avec vigueur, à commencer par les labels en vogue comme Vêtements ou Marine Serre.

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Des labels de mode précurseurs

Le premier, mené par Demna Gvasalia, proposait début 2018 une installation en vitrine des grands magasins Harrods : une pile de vêtements plus ou moins usés, matérialisant l’écoeurant gaspillage opéré chaque année par l’industrie du prêt-à-porter. Sa solution au problème ? “Que les marques produisent en fonction de leur demande” explique le créateur géorgien, « et évitent de cumuler les invendus ». De son côté, la gagnante du prix LVMH, la française Marine Serre, assure ne pas vouloir “contribuer à la pollution mondiale” en utilisant essentiellement des textiles et matières recyclés pour créer ses silhouettes qu’elle revendique 100% éco-responsables.

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De quoi perdre de vue les mastodontes du luxe qui ont souvent ignoré, voire intensifier l’impact écologique de leur modèle économique. En juillet, Burberry était ainsi accusé d’avoir détruit près de 90 millions de dollars de vêtements invendus sur les 5 dernières années, suscitant déception et controverses à travers la fashion sphère. Pointées du doigts, les grandes maisons doivent désormais rivaliser d’imagination pour attester d’une certaine “green” crédibilité et assurer à long terme, leur longévité.