Vers un contrôle qualité automatisé ?

L’Université polytechnique de Hong Kong (PolyU) a mis au point un système de détection des défauts des tissus qui exploite des technologies de pointe comme l’intelligence artificielle. Explications.

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Un oeil de lynx doté d’une intelligence artificielle

Nom de code ? WiseEye, soit littéralement “Oeil Sage”. Et pour cause, le système que vient de mettre au point l’Université polytechnique de Hong Kong (PolyU) vise à repérer le moindre défaut qui pourrait entacher un tissu fraîchement fabriqué. Une forme de contrôle qualité automatisé qui se distingue de ses concurrents par l’intégration ingénieuse de l’intelligence artificielle, de la “big data” et du “deep learning” directement dans les machines et métiers à tisser.

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Avec un taux de détection de 90%, ce nouvel équipement pourrait réduire considérablement les pertes et le gaspillage dans la production de matières textiles en identifiant et corrigeant rapidement les problèmes signalés.

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Un concentré d’innovations technologiques

Techniquement, cette machine nouvelle génération a donc tout d’une grande innovation technologique. “Le système est intégré à une barre lumineuse LED très puissante et à une caméra haute résolution. Le tout est monté sur un moteur électronique et rail permettant de capturer des images sur toute la largeur du tissu tissé au cours du processus de tissage.” a expliqué le professeur Calvin Wong, responsables des équipes de recherche à l’origine de cette prodigieuse invention. « Les images capturées sont pré-traitées et intégrées dans l’algorithme de visionnage industriel intégré à notre intelligence artificielle. Les informations en temps réel collectées tout au long du processus de détection seront ainsi envoyées au système informatique et pourront générer des statistiques analytiques si besoin.” a t-il ajouté.

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Par ailleurs, l’équipe de recherche de PolyU envisage de perfectionner le système afin qu’il puisse détecter les défauts dans les tissus présentant des motifs plus complexes, comme les rayures et les carreaux, l’objectif ultime étant de couvrir tous les types de tissus d’ici cinq ans. De quoi séduire les grands producteurs de textile à travers le monde.